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 Psychiatrie : PSYCHOSE / ETAT LIMITE / NEVROSE

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tithya
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Localisation : Perpignan
Date d'inscription : 21/03/2006

MessageSujet: Psychiatrie : PSYCHOSE / ETAT LIMITE / NEVROSE   Lun 27 Mar - 22:03

· Psychose



On peut parler d'un départ dans la vie où il y a une unité somatique et psychique. La constitution du Moi se fait par unification de noyaux . Dans certains cas il y a des limitations très précoces du Moi, qui vont préformer la personnalité de manière psychotique. Cela se passe avant, pendant et juste après la naissance . Le reste du développement peut se passer sans problèmes. A la puberté, au lieu d'expériences réparatrices, le sujet vit une éclosion de la psychose (entre 16 et 25 ans).

Dans les psychoses, le Moi prend le parti du ça pour détruire la réalité du Surmoi. Il la remplacera par une néo-réalité qui est le délire. Ce délire sera bâti sur les exigences du ça. Le psychotique n'a pas conscience de sa maladie. Les processus psychiques sont de type primaire.



Ainsi apparaissent : la schizophrénie , la paranoïa d'apparition plus tardive , la manie, état d'exaltation et la mélancolie, avec son délire de culpabilité . On classe aussi dans la psychose les bouffées délirantes, éclosion brusque d'un délire, souvent sans suites pour l'avenir . La psychose est une perturbation primaire de le réalité affective. Elle se traduit par un désinvestissement de la réalité extérieure (mécanisme de déni), et un sur-investissement de soi-même. Le délire est une tentative de reconstruction de la réalité perdue . Il y a toujours un aspect négatif que sont le déni et la dissociation, et un aspect positif qui est le délire.




Facteurs favorisants : attitude fusionnelle de la mère (avec son "enfant-objet") se traduisant par des comportements excessivement ambivalents (mère très culpabilisante et très protectrice). A cela s'ajoute un déni de la fonction paternelle, que la mère ne reconnaît pas. Elle assume le rôle maternel et le rôle paternel, mais mal. Au niveau évènementiel, il y a eu dans la famille une mort, un accident traumatisant. Ce sont des facteurs contribuant à former le sujet qui a été inconsciemment choisi. Traits essentiels de la psychose: narcissisme et déni de la réalité. Le psychotique (individu qui s'est construit un système de relations à l'Autre de type psychotique) ne connaît pas l'oedipe.



· Etat limite



La première année de la vie se passe sans histoire. Le sujet vit un traumatisme psychique précoce (2ème ou 3ème année), provocant un effondrement psychique, par exemple un deuil au moment où le sujet a reconnu l'être proche dont il a le plus besoin, l'Objet anaclitique . Cela plonge la personne dans une latence précoce , puis ensuite dans une latence tardive qui se prolongera au delà de l'adolescence . C'est un deuxième traumatisme qui va réveiller le premier. Le deuxième traumatisme correspond toujours à une perte (deuil, déménagement...), provocant l'éclosion de la maladie.



L'état limite est une notion qui est venue pour caractériser toutes ces pathologies que l'on ne savait pas où placer. Le terme renferme tous les comportements (perversion, caractériels...) qui permettent d'éviter d'assumer une dépression. Le sujet état limite n'accepte pas l'idée d'être atteint dans son intégrité ni dans son narcissisme.



La principale affection est donc la dépression . La pathologie "état limite" comprend: les psychopathies , les perversions . Chez l'état limite (individu qui s'est construit un système de relations à l'Autre de type "état limite") se retrouve toujours la notion de perte. Il existe les aménagements des états limites que sont les maladies psychosomatiques . Les toxicomanies sont des états limites .





· Névrose



Les trois premières années se passent relativement bien. Au moment de l'oedipe, il y a un conflit entre désir et défense (ou refoulement) qui n'est pas résolu, pré-structurant le Moi de manière névrotique. La latence se passe sans difficultés apparentes. Les expériences pubertaires vont permettre l'éclosion du Moi névrotique, ou le réparer si besoin est.



On compte dans les névroses : L'hystérie , la névrose obsessionnelle , la phobie , la névrose d'angoisse , la névrose traumatique, et la névrose de caractère. Le névrosé (individu qui s'est construit un système de relations à l'Autre de type névrotique) a connu l'oedipe mais cela n'a pas été résolu. Le but de la névrose est d'éviter l'angoisse soit par reconversion somatique, soit par adoption de rites obsessionnels.



Aspect théorique



Dans les névroses, le Moi, arbitre, prend le parti du Surmoi pour combattre les pulsions du ça, en contrôlant ou interdisant tout plaisir. Le névrosé a conscience de sa maladie. Les processus psychiques sont de type secondaire.



Chez l'enfant : selon la théorie psychanalytique (ou freudienne), les symptômes ont un sens latent lié à la sexualité infantile. L'enfant accède à l'organisation Oedipienne en étant confronté à l'ambivalence "Haine/Amour" avec pour enjeu la castration imaginaire: il est alors ici question de punition d'un sentiment amoureux envers l'un des parents, et d'agressivité envers l'autre parent.



Avant la confrontation puis la résolution de l'Oedipe, les pulsions de l'enfant ne sont ni refoulées, ni sublimées: on parle de pulsions partielles (sadisme, voyeurisme, masochisme...) et la sexualité infantile s'exprime alors dans une perversion polymorphe. Ce qui revient à dire que sa jouissance se fixe sur un Objet imaginaire, erratique, en lieu et place de la fonction phallique symbolique qui, après l'Oedipe, organisera le désir sous le coup d'une castration (imaginaire puis symbolique) et d'un manque. En fait, l'enfant ne recherche pas le plaisir dans des relations avec un partenaire de sexe opposé et d'âge équivalent. "La perversion est la prédisposition originelle et universelle de la pulsion sexuelle" (Freud).



Mais l'enfant peut aussi fixer une de ces pulsions partielles, renvoyant la libido à un point de fixation prégénital. S'il n'y avait pas de refoulement oedipien, la libido continuerait à s'exprimer sous forme de perversion sexuelle . Ainsi selon Freud , la névrose est le contre-pied de la perversion. Le refoulement primaire forme un noyau (primaire lui aussi) qui attirera les refoulements secondaires, tandis qu'à l'opposé grandira le Surmoi.



La névrose, en tant que pathologie, présente chez l'enfant des aspects parcellaires, variables. Cela rend floues les limites entre le "normal" (inhérent à l'évolution vers une sexualité adulte) et le "pathologique" (notion de souffrance importante, et de cristallisation du comportement).



Chez l'adulte : les symptômes peuvent être vus comme des compromis entre la pulsion et l'interdit. Ce n'est qu'après coup, et sous l'effet de la poussée pulsionnelle de la puberté, que la valeur traumatique se réveille. On parle ici d'un retour du refoulé. La valeur traumatique concerne des traumatismes réels ou imaginaires. Pour se mettre à distance de l'angoisse, le Moi utilisera plusieurs mécanismes . Le refoulement est le fondateur de l'inconscient . La névrose apparaît parce que les défenses utilisées sont inadaptées. Mais en créant par exemple un Objet de la situation phobogène (la phobie des chiens, des araignées, ou des espaces clos...), l'angoisse est actualisée, extériorisée, alors que jusque là elle était cachée. De plus elle est nommée, et circonscrite, permettant au sujet de la contourner (sens réel et symbolique).


Ca va pas trop mal à la tete aprés cette lecture???

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